mercredi 13 juin 2012



Oui, je suis jalouse, j'aime l'hiver, le froid et je hais le soleil de la façon la plus importante qu'il soit, j'idolâtre des gens que je n'ai vu qu'une seule fois dans ma vie, mais dont je collectionne les photos, à en bloquer la mémoire (pourtant énorme) de mon disque dur. Je hais 99,9% des gens et pourtant celle que je hais le plus et que je détruis inlassablement c'est moi et, bizarrement, c'est la seule chose qui me rassure et qui me semble évidente. Oui, je suis naïve et je crois trop vite au grand amour, pourtant pour pleins d'autres choses j'ai les pieds sur terre, mais pour les sentiments, je suis une vraie bille. Mes amis me lâchent années après années et je ne peux même pas leur en vouloir parce que, la plupart du temps, c'est ma faute. Oui, on dirait que j'ai un emploi du temps surchargé mais en fait, je passe mon temps à dormir, lire et écouter pour la millième fois les mêmes groupes, les mêmes chansons, les mêmes albums. Je fais mes devoirs sous ma couette, je révise au bord de ma fenêtre, en fumant et scrutant l'horizon. Je ferme mes volets pour ne pas voir ce foutu soleil qui me déprime au plus haut point et je met de la musique à fond pour ne pas entendre les gouts musicaux merdiques de mes voisins et leurs passionnantes conversations sur le rugby. Je suis associable et c'est la seule chose que je vis bien.

lundi 11 juin 2012

Les astres se mélangent dans mon coeur. Un seul sort gagnant.

Un jour, j'ai rencontré une étoile.
Dans ses yeux, j'ai compris ce qu'étinceler voulait dire, je brillais de mille feux, j'avais trouvé ce que je n'avais jamais eu sincèrement auparavant. J'ai poussé les satellites sur mon passage, les ai effacé jusqu'à ne plus savoir qu'ils existaient pour pouvoir me rapprocher de son éclat, le toucher du doigt. 
Avec cette étoile à mes côtés, je brillais. Dans mon regard, la peine s'effaçait. J'étais heureuse. Je me suis toujours battue pour être heureuse, enfin, ça, je le croyais. Je me mentais scrupuleusement bien. En fait, je crois que j'ai peur du bonheur. Peur de cette ivresse qui me porterait jusqu'à la fin sans que je sache ni où ni comment. J'avais peur de ce bonheur dans ses bras, au creux de ses regards et de ses baisers, peur d'être envahie et attachée à une chose incontrôlable : la joie, l'amour. Surtout peur de le blesser. Et voilà, c'est ce que j'ai fait. Moi qui ne voulais que ses sourires et son bonheur, j'ai tout raté.
L'étoile pleurait et la lune ne s'en rendait pas compte, trop occupée à fantasmer sur sa propre décadence, sur sa propre chute au royaume des mortels. "Une étoile ne meurt jamais". Non mais, parfois, on la perd tellement que son éloignement est comme une disparition. En lune imbécile que j'ai été, je me repentis sur ses baisers. Les poussières d'étoiles englobent mon cœur et le font battre à mille à l'heure. La lune aime. La lune renaît. Mais bien trop tard. Les chercheurs ont déjà trouvé de nouveaux satellites bien plus beaux pour la petite étoile dorée. La lune s'en va, la lune attends. La lune se perds dans ses sentiments, la lune se hait. Le seul amour qui pourrait lui redonner son amour propre est l'amour impossible de cette étoile blessée. 
Pardonne-moi, astre adoré, je t'ai tant aimé que j'ai tout raturé du stylo de ma passion. J'ai tenté d'oublier, je m'en suis oubliée. J'ai tenté d'aimer, je n'ai fait que faire souffrir. Encore. Je ne suis bonne qu'à ça : rater ce pour quoi je me bats, perdre ce que j'aime au-delà de tout. Perdre ce qui me faisait tenir sur le fil de la vie. 
Crois bien que maintenant, je me sens prête à être heureuse, vraiment. Je n'ai plus peur des lendemains, plus peur de rechuter sur cette terre. Enfin, ça parait si simple quand je pense à toi... Et puis, je te vois t'illuminer, sans moi, sans la lune qui t'a tant aimé et t'aime tant encore, et je comprends. Je comprends que ma place n'est plus dans ce système solaire. Je m'éclipse. L'ombre radieuse du soleil que tu as trouvé me cache, je disparais. A tout jamais. 
Sache juste que j'aurai tout donner pour toi, jusqu'à mon dernier souffle, pour voir ton regard se poser sur moi avec la même intensité qu'autrefois, pour que tu te rapproches de moi et m'embrasse comme avant. ça n'est pas le souvenir que j'aime, c'est toi, ça n'est pas le passé qui me manque, c'est toi.
Les autres étoiles m'ont fait comprendre que je ne te méritais pas. Alors juste, merci d'avoir été là et pardonne-moi. Pardonne-moi de ne pas avoir été à la hauteur de mon bonheur dans tes bras.
Un jour, j'ai perdu une étoile.
Un jour, j'ai perdu mon étoile.
Listen, little star : http://www.youtube.com/watch?v=PS54dhMLavs


mercredi 21 décembre 2011

C'est tellement moi.

C'est bizarre cette sorte de sélection naturelle qui se fait toujours. Dans le monde, il y a ceux qui ont tout ce qu'ils désirent et puis, il y a les autres : ceux qui doivent se contenter de ce qui leur restent.
J'ai toujours grapillé les restes, en famille, en amitié, en amour. J'ai toujours eu les miettes. Miettes d'amour. Je m'en suis toujours contenter. Pourquoi est-ce que certaines personnes sont destinées à vivre dans le désir sans jamais atteindre le Graal de leurs pensées ? Pourquoi le monde est-il ainsi fait ? Je demandais si peu cette fois encore, juste des baisers, des caresses, des câlins. Juste de l'amour. Je sais, je suis futile, mais voilà j'avais besoin de ça. Et, comme une belle histoire de Noël, tout semblait aller pour le mieux dans cette voie. La séduction, l'importance, les liens se formant. Et puis, comme lorsque les enfants apprennent que le Père Noël n'existe pas, le masque est tombé. Je su
is tombée de mon nuage pour atterrir sur une route déserte et sans lumière. Miettes de mon cœur. On peut faire les "durs", se dire forts et indépendants, mais on dépend toujours de quelqu'un, tant qu'on est en vie. Ma quête ultime ? La liberté. Mon moyen ? Couper les liens qui me retiennent. Ces liens bleutés sur ma peau tuméfiée par les mensonges et les déceptions. Je marche. Je m'évanouis. Route déserte. Lampadaires brisés. Miettes d'éternité.

vendredi 28 octobre 2011



Bonjour, la France me dégoute.

C'est tellement bien de parler de choses inutiles aux informations, de choses bien vues, bien dans les règles. C'est sûr que le meurtre et la torture d'un jeune homosexuel en Écosse par un mineur, ça n'est pas en accord avec la soi-disant bienséance de nos informations internationales. Alors pour voir des milliers de cadavres sous les décombres, ça, il suffit d'allumer sa télévision et on en ramasse à la pelle mais quand il s'agit de minorités qui dérangent, il n'y a plus personne. Comme c'est étrange. C'est tout comme pour les animaux, on n'entends jamais parlé de torture, de fourrure sur les chaînes dites d'information, ni même sur leurs sites et après, ils se targuent de parler de tout, sans distinction. Pourquoi faire semblant de s'intéresser à tout si ce n'est pour parler que des choses qui leur conviennent ? Tout est dicté, rien n'est vrai. Aider certaines minorités, ça "fait bien", ça donne une bonne image de soi-disant "sauveur", mais, quand la nature est ainsi bafouée -à leurs yeux- (comme l'homosexualité), on ne les aide plus, on n'en parle pas, on laisse ça sous silence. Les Français sont forts pour ça : se mettre des œillères quand ça les arrange et avancer sans voir ce qui se passe autour d'eux, égoïstement. Évidemment, il ne doit pas y avoir que la France dans ce cas-là mais je ne peux parler que de celui-ci, en connaissance de cause. Les soi-disant "biens pensants" me débectent au plus haut point, quand on voit ce qu'ils sont capables de dire des autres, au nom de leurs préjugés. Et l'information n'aide en rien à leur ouvrir l'esprit.

Cet article est notamment en hommage à Stuart Walter, dont l'information française ne parle absolument pas, qui fut tué il y a quelques jours de ça, insulté, torturé, brulé et laissé sur le bord d'une route attaché à un poteau par (aux vues de l'enquête en cours) un jeune homme de 18 ans, tout juste. Je n'ose même pas imaginer comment ses parents l'ont éduqué si, à cet âge-là, il est capable de ce genre d'atrocité. RIP Stuart Walter.

Et, c'est aussi après de nombreuses recherches sur les tortures faites aux animaux et le manque de réalisme de certaines personnes que je me décide à écrire cet article. Les gens se disent vrais et justes, mais ils se mentent et mentent aux autres, en ne pensant même pas aux conséquences de leurs actes (ou de leur manque d'actes).

lundi 24 octobre 2011




C'est bien plus qu'un groupe, bien plus que des albums empilés sur une étagère, bien plus que des chansons sur Youtube. Non, c'est bien plus que ça. C'est My Chemical Romance et The Black Parade. Une romance entre eux et moi qui dure depuis 5 ans déjà. Jours pour jours. Thanks.
xoxo

Cinq ans, voilà cinq ans que je les idolâtre, cinq ans que je ne vis sans doute que par eux, que grâce à eux. Cinq longues années que je ne cesse d'écouter leur musique, d'écrire leurs paroles, de fredonner leurs refrains, de crier leurs "slogans". Cinq ans vous rendez-vous compte ? Ils m'accompagnent à chaque instant, durant toutes les épreuves que je dois endurer. Et ça, depuis la sortie de "The Black Parade". Ce fut une véritable révélation. Je m'en souviens comme si c'était hier : cette pochette, cette envie de l'acheter, ce plaisir et ces émotions qui ne cessaient de danser dans mon cœur lors de ma première écoute de ce bijou. A partir de là, oui, j'ai changé et toutes les épreuves m'ont semblé surmontables, parce qu'ils étaient là. Avec leur univers si particulier, avec cette voix et ces mélodies qui m'emportaient loin. Loin de ce monde. My Chemical Romance, c'est un peu comme mon alcôve sucrée, mon cocon de douceur, mon nid de bonheur, ma bulle hors du temps. Et cet album fut la création de cette bulle. C'est avec lui que je les ai découvert, avec lui que je les ai aimé, avec lui que je me suis passionnée pour eux. Et c'est grâce à "Famous Last Words" que tout a débuté. Que cette histoire d'amour sans fin s'est mise à consumer mon cœur. Cette chanson fût là quand j'en avais besoin, quand ces paroles étaient les bonnes, les plus parlantes, les plus rassurantes. Et ce sont ces mots, cette chanson, cet album qui ont fait qu'il y a maintenant plus de huit mois de cela, j'ai pu réalisé mon rêve : les voir. Enfin ! Les entendre, les voir à quelques mètres de moi à peine, sentir leur présence, leur souffle, leur chaleur, sentir cette âme qui sortait de leur musique, les voir passionnés et en transe sur scène. J'ai réalisé mon rêve. Car mon rêve n'est rien d'autre qu'eux. Ils ont réalisé mon rêve. Et pour ça, je ne peux que les remercier, du plus profond de mon cœur. En espérant les revoir, encore et encore, les réentendre et rythmer ma vie de leurs notes. Ils sont tout. Et ce vide dont je voulais remplir mon être, cette non-existence, cette autodestruction latente, ils la subliment dans mon être tout entier.

Merci Gerard, Frank, Mikey, Ray (et Bob), merci d'être ce que vous êtes, merci de faire ce que vous faites, merci de tout mon cœur. Je donnerai ma vie pour vous. Car ma vie, c'est vous.




My Chemical Romance saved my life ~

Je sais ce qu'est le bonheur à présent. Oui, ce fût pour moi le 3 mars 2011. Rien de plus.

lundi 3 octobre 2011





Un certain soir, certains sentiments, certaines émotions. Comme la sensation d'être protégée, acceptée, d'exister. Comme une ivresse entre alcool et drogue, amour et joie. Pardon, mais je tombe de haut. Et je ne suis pas un chat, je ne me relève pas.

C'est comme si mon âme s'envolait loin de mon corps, avec la fumée de ma cigarette, avec tous ses baisers et ses mensonges. C'est comme si, avant même de m'être enfin trouvée, je m'étais de nouveau perdue. Comme si je perdais pied de sur une planche suspendue à des mètres au-dessus du néant de ma vie. Mes espérances sont glissantes, mes souvenirs âpres, mes douleurs râpeuses. Je m'accroche à ce que je peux, mais rien n'y fait, je sombre. Toujours un peu. J'aurai voulu ne jamais avoir la vigueur et la force de me hisser sur cette planche, ne pas céder à la tentation, ne pas aimer ce qui m'attendait au bout, ce quelqu'un... Je ne referai plus deux fois la même erreur, maintenant le funambulisme sentimental, c'est fini. J'abandonne. Je me donne toute entière au néant, au néant des relations. A présent, je ne vis plus, je ne lie plus, je coupe les liens qui me rattachent à la douleur. Comme une couturière occupée à défaire ses ourlets ratés, je m'occupe de couper les artères de mon cœur avec le couteau de l'indifférence. Je deviendrai statue. Statue de cire, fondue par la chaleur humaine, par le feu des mensonges, par le rouge du sang.

samedi 1 octobre 2011


Haïr, faire semblant de vivre, rêver, pleurer, ne pas trouver le sommeil, écouter de la musique, lire, chanter, regarder des films pour oublier, noyer sa peine dans la lecture, travailler, refuser de sortir, allumer une cigarette, s'enfumer joyeusement l'esprit, refuser sa pitié, perdre l'envie, marcher, s'oublier, regarder dans le vide, se coucher, dormir en pleine journée, méditer, avoir mal au cœur, téléphoner, haïr, détester, aimer, regretter, essayer de se faire belle, se trouver ratée, se regarder dans le miroir, cesser de se maquiller, penser, prendre les premières fringues venues, sourire pour un rien, pleurer pour tout, écouter des chansons tristes, d'autres violentes, marcher, grandir, attendre, regarder son portable, être déçue, être soulagée, aller sur internet, chercher l'espoir, appeler à l'aide, pleurer, se relever, essayer, y voir flou, tomber, se laisser mourir, détester, déchirer les photos, s'interroger, s'emmitoufler dans son oreiller, sentir son odeur, se haïr de tant l'aimer, tomber de haut, jouer à la grande, mettre des talons hauts, avoir mal aux membres, se noyer, regarder les photos, le détester de l'avoir oublié, être abandonnée, être seule, être une poupée brisée, n'être plus désirée, être trahie, douter, s'imprégner du vent, vouloir s'envoler, disparaître, marcher. Vomir sa haine, vomir sa peine, vomir sa stupidité. Courir. Pleurer. Partir. Haïr.



Love is just a lie. A fuckin' lie, bitches.